Après l’Inde : retour en France ou nouvelle expatriation
Quitter Bangalore soulève de nombreuses questions pour les familles : retour en France, poursuite de l’expatriation dans un autre pays avec lycée français, ou intégration dans un système local ou international. Voici quelques repères.
🔹 Retour en France
Les expériences varient beaucoup d’une famille à l’autre.
- Certains parents privilégient avant tout l’anglais et considèrent que leurs enfants « rattraperont » le français rapidement.
- D’autres préfèrent anticiper et choisissent des cours de français complémentaires (CNED, cours particuliers, stages intensifs pendant les vacances).
La facilité du retour dépendra de plusieurs facteurs :
- l’âge de l’enfant (maternelle, primaire, secondaire),
- son parcours antérieur (a-t-il déjà connu le système français ?),
- le niveau attendu en France (orthographe, écriture cursive, etc.).
👉 Dans les grandes villes, des dispositifs existent pour accompagner les élèves étrangers ou de retour de l’étranger (cours parallèles, soutien en langue). Dans les petites et moyennes villes, ces ressources sont parfois plus limitées.
📌 Enquête : dès 2012, une enquête menée par les FC montrait que de nombreux parents s’inquiétaient du retour. Aujourd’hui, plusieurs solutions existent pour suivre des cours de français. Pour plus d’informations, contactez : fc.coursdefrançais@gmail.com.
Si vous êtes enseignant(e) en disponibilité, vous pouvez également proposer votre aide.
🔹 Nouvelle expatriation avec école française
Si votre prochaine destination dispose d’un lycée français (LF) ou d’une structure francophone, l’inscription doit être anticipée :
- Les inscriptions ouvrent généralement en février. Si vous connaissez déjà votre future ville d’accueil, contactez rapidement l’établissement.
- Les lycées français donnent la priorité aux enfants de nationalité française, mais les places étant limitées, mieux vaut postuler tôt.
- Les élèves venant d’un autre système éducatif passent souvent un test de niveau (au collège/lycée, parfois dès le primaire).
- En cas de difficultés, l’établissement peut imposer un redoublement pour faciliter l’adaptation.
👉 Les lycées français à l’étranger sont réputés pour leur niveau académique élevé, ce qui attire aussi des élèves non francophones.
👉 Dans la zone Asie, certaines écoles AEFE proposent des sections bilingues dès la maternelle, mais toutes ne couvrent pas encore la totalité du cycle jusqu’au baccalauréat.
🔗 Pour en savoir plus :
- AEFE – Réseau des lycées français du monde
- Mission Laïque Française (qui gère également certains établissements en partenariat avec des entreprises comme Michelin, Renault, Total, etc.).
🔹 Nouvelle expatriation sans structure française
Si aucune école française n’est disponible dans votre future ville :
- Vos enfants intégreront un système international (souvent anglophone) ou local.
- Dans la mesure du possible, privilégiez la continuité avec le système suivi en Inde, car changer de pédagogie ou de programme (IB, Cambridge, américain, local…) peut compliquer l’adaptation, surtout dans les classes supérieures.
👉 Comme à votre arrivée à Bangalore : visitez les écoles, renseignez-vous sur les programmes, rencontrez les enseignants. Le « feeling » avec l’établissement reste un critère essentiel.
🔹 Ressource utile
Nous vous recommandons la lecture des articles du site Expatclic sur la scolarité en expatriation : fiches par système éducatif (américain, australien, allemand…), informations sur le CNED, et conseils pour gérer le stress du premier jour d’école.